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Société

Après la banque BIC sur la droite…

Luanda est réputée pour ses embouteillages monstres. A cause de ces derniers, il est quasiment impossible d’arriver à l’heure à un rendez-vous. Mais pour les nouveaux habitants de la ville, s’ajoute une difficulté : intégrer une nouvelle carte de points de repère.

Car à Luanda, il y a peu de panneaux avec des noms de rue et encore moins de rues numérotées. En quelques minutes, on peut passer d’une deux fois deux voies à un quartier constitué de ruelles en terre battue. Et dans les nouveaux quartiers à la périphérie de la ville, même le GPS n’apporte aucune aide.

Au moment de fixer un rendez-vous, votre interlocuteur va vous dire le quartier dans lequel il habite. On s’y rend par une deux fois deux voies. Puis il va vous donner un lieux à atteindre ou devant lequel passer, la banque BIC du quartier, la clinique en travaux, un hôtel entièrement rose, le supermarché Shoprite. C’est à ce niveau-là qu’il faut tourner à droite ou faire demi-tour pour pourvoir tourner à gauche et ainsi réellement entrer dans le quartier.

Penser la ville autrement

Puis c’est la recherche du point de repère suivant – le restaurant Casa 70, la boutique de téléphonie Movicel, la pharmacie sur la gauche de la rue – qui peut être à plusieurs minutes de là. Et enfin il faut s’appeler pour se retrouver ou demander aux passants d’indiquer la maison tant recherchée. Quelle victoire lorsque l’on serre enfin la main de son interlocuteur !

De retour chez soi le soir, on se demande comment la rencontre a été possible. Et après les deux ou trois premières escapades, tout paraît plus facile. On se surprend à repérer les banques, les églises, les bâtiments unicolores, cela pourrait servir… Finalement, s’orienter dans Luanda, c’est penser la ville différemment.

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Discussion

2 réflexions sur “Après la banque BIC sur la droite…

  1. bonjour, je suis architecte et urbaniste en Suisse (60 ans) et je suis très intéressée par l’Angola. Beaucoup sinon presque tout reste à faire dans ce pays et c’est ce qu’il y a de très motivant. Y a t-il des transports publics? quels sites me recommenderiez vous pour bien m’informer sur ce pays? Un européen a-t-il une chance de s’établir et de développer une activité dans ce pays? Merci d’avance, Marie Guignard

    Publié par Guignard Marie | 9 juillet 2012, 21:16
  2. Bonjour Marie,
    Merci pour votre message. Concernant les transports publics, il y a des services de bus à Luanda et entre les provinces mais ils sont peu nombreux et je ne connais pas bien leur parcours. Sinon le transport le plus utilisé par les Angolais est leur voiture (quand ils en ont une) ou le candongeiro, ce mini-bus bleu et blanc plus ou moins neuf.
    Pour les sites, je vous renvoie sur l’onglet « sur le web » de mon blog. Il y a les sites que je consulte le plus fréquemment, en portugais, anglais et français. Je vous conseille aussi d’aller voir un nouveau site, très bien fait, qui s’appelle vivre en Angola: http://www.vivreenangola.com/index.php
    Il m’est assez difficile de répondre à votre dernière question puisque je ne suis en Angola que depuis six mois. Il y a sans aucun doute de la place et des possibilités pour développer une activité d’architecte ou d’urbaniste. Reste que les démarches administratives, l’installation et la vie quotidienne ne sont pas de tout repos. L’ambassade de Suisse en Angola aurait sans doute des conseils à vous donner.

    Publié par estellemaussion | 10 juillet 2012, 12:09

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