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Elections, Politique

L’Unita manifeste pour une vraie démocratie

Le samedi 19 mai, le principal parti d’opposition en Angola, l’Unita, a organisé des manifestations dans les principales villes du pays. Une mobilisation pour demander des « élections libres, justes et transparentes » au président José Eduardo Dos Santos, en place depuis 1979.

Cette mobilisation intervenait aussi après la décision de la justice d’annuler la nomination de Suzana Inglês à la tête de la Commission électorale, une mesure demandée depuis des mois pour l’Unita. Une victoire juridique bienvenue pour l’Unita à quelques mois des prochaines élections.

Le reportage sur la manifestation de Luanda diffusé sur RFI :

Hier, ils étaient des milliers Place de la famille dans le centre de Luanda. Une marée verte et rouge, aux couleurs de l’Unita, demandant haut et fort une vraie démocratie en Angola. Comme Manuel Eduardo très remonté contre le parti au pouvoir : « Le MPLA a commis de nombreuses irrégularités depuis 1979. Il y a beaucoup d’inégalités sociales en Angola. Ce sont seulement dix personnes dans le pays qui dirigent l’économie angolaise ».

Une aspiration au changement que l’Unita veut incarner en mettant fin au règne de José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis 33 ans. Et en dénonçant la poursuite des fraudes malgré le départ de la présidente de la Commission électorale. Isaias Samakuva (ci-contre, à droite), le président de l’Unita à la tribune déclare : « La seule façon de changer de gouvernement ce sont les élections et ces élections sont organisées d’une manière frauduleuse. Nous devons toujours dire non. Non à la fraude, vous me comprenez tous? »

Pour l’Unita, ce rassemblement était aussi l’occasion de mesurer ses forces avant un scrutin qui donne le président sortant largement favori. Mais le parti comme ses militants veulent y croire.

Le compte-rendu de la manifestation fait pour l’AFP :

LUANDA, 19 mai 2012 (AFP) – Des milliers de personnes ont participé samedi à une manifestation à l’appel  de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), le principal parti d’opposition dans  le pays, a constaté une journaliste de l’AFP. Vêtus de tee-shirt à l’effigie du président du parti, Isaías Samakuva, et de casquettes vertes et rouges aux couleurs du parti, les manifestants, plus de 10.000 selon l’Unita, se sont rassemblés en début d’après-midi sur la Place de la Famille dans le centre de Luanda.

« Des élections libres, justes et transparentes, dans le respect de la loi », tel était le slogan de ce rassemblement organisé à quelques mois des prochaines élections législatives prévues pour septembre. « Nous sommes ici pour demander au président de la république de s’assurer du bon fonctionnement du processus électoral », a déclaré M. Samakuva, acclamé par la foule. « Nous ne voulons plus de fraude et nous n’allons plus l’accepter », a poursuivi M. Samakuva, dénonçant des irrégularités dans le traitement du fichier électoral et des manoeuvres du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), pour changer la loi électorale. « Pour que tout se passe bien, chacun doit se préparer à voter mais aussi à protéger son vote », a ajouté le leader de l’Unita, appelant ses militants à être attentifs et à se mobiliser dans les prochains mois.

Cette mobilisation, également organisée dans les principales autres villes du pays, intervient après la décision de la justice angolaise, jeudi, d’annuler la nomination de Suzana Inglês à la tête de la Commission nationale électorale (CNE). Le départ de Mme Inglês, avocate et non magistrate comme l’exige pourtant la loi pour présider la CNE, était demandé par l’opposition, Unita en tête, depuis des mois. Dans ce contexte, l’Unita avait annoncé la manifestation pour obtenir du tribunal qu’il rende sa décision, puis décidé de maintenir le rassemblement au nom de la transparence électorale, une façon de profiter de sa victoire juridique.

Les prochaines élections législatives seront seulement les troisièmes en Angola depuis l’indépendance du pays en 1975. Selon la Constitution, le chef du parti vainqueur des élections devient président de la République. Lors du dernier scrutin en 2008, le MPLA, le parti du président José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis 1979, avait remporté près de 81% des suffrages.

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