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Elections

Un nouveau président pour la commission électorale

C’est la nouvelle tête de la Commission nationale électorale (CNE). Il s’appelle André da Silva Neto, il a 64 ans et une longue carrière de magistrat derrière lui.

André da Silva Neto prend la présidence de la CNE, l’organe chargé d’organiser les élections du 31 août prochain. Après le départ très remarqué de Suzana Inglês le 17 mai dernier, la nomination de son successeur serait presque passée inaperçue.

Annoncée hier par l’Angop, l’agence de presse angolaise, la nouvelle a été brièvement reprise dans la presse aujourd’hui. Une manière de dire que l’important est ailleurs, la liste des candidats, le financement de la campagne, la mobilisation avant le vote…

Illustration empruntée à João Gomes du Jornal de Angola.

L’article publié sur l’AFP :

LUANDA, 5 juin 2012 (AFP) – La justice angolaise a nommé le nouveau président de la Commission nationale électorale (CNE), après l’annulation, pour non-respect de la loi, de la nomination contestée de Suzana Inglês qui était jugée trop proche du pouvoir, a-t-elle indiqué mardi. Le Conseil supérieur de la magistrature judicaire a choisi à l’unanimité de désigner André da Silva Neto, magistrat du tribunal suprême âgé de 64 ans, pour diriger la CNE, a indiqué l’institution judiciaire dans une résolution dont l’AFP a obtenu une copie.

André da Silva Neto, qui était opposé à six autres candidats, est magistrat depuis 1986. Il a notamment occupé les fonctions de président du tribunal provincial de Uige (nord) et de vice-gouverneur de cette province entre 1986 et 1990, précise la résolution. « Cette nomination a été faite dans le respect de la loi et M. Neto aura toute notre coopération afin d’organiser un processus électoral qui respecte cette loi », a commenté Alcidès Sakala, le porte-parole de l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), le principal parti d’opposition.

Soulignant également la légalité du processus, Eduardo Kuangana, le président du PRS (Parti de la rénovation sociale), autre formation d’opposition, a indiqué que le président de la CNE « devra maintenant agir au service de l’intérêt général et non pour défendre des intérêts privés ».

« M. Neto a fait partie de la Commission électorale lors des dernières élections, il a donc de l’expérience. Mais, en raison des hautes fonctions qu’il occupe dans la magistrature, sa proximité avec le pouvoir est évidente », a remarqué de son côté Serra Bango de l’association Justice, Paix et Démocratie. « L’enjeu n’est pas de savoir d’où vient la personne mais plutôt si elle pourra gérer le processus électoral avec transparence et dans la légalité », a ajouté M. Bango.

La nomination de M. Neto intervient après l’annulation par la justice, le 17 mai dernier, de celle de Suzana Inglês en réponse à des plaintes de l’opposition, car elle est membre du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), au pouvoir, et n’est pas magistrate.

L’Angola doit organiser le 31 août prochain des élections générales, les troisièmes seulement depuis l’indépendance du pays en 1975. Lors du dernier scrutin en 2008, le parti du président José Eduardo Dos Santos, le MPLA, avait remporté près de 81% des suffrages. Selon la Constitution angolaise, le chef du parti vainqueur de l’élection devient président de la République.

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