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Elections, Politique

L’opposition met la pression sur la commission électorale

Cette semaine plusieurs partis de l’opposition ont pris la parole pour dénoncer à nouveau des irrégularités dans le processus électoral.

Ils ont demandé à la Commission nationale électorale (CNE) de corriger ces problèmes au plus vite.

Illustration: le siège de la CNE à Luanda.

Voici le compte-rendu fait pour l’AFP :

LUANDA, 13 juil 2012 (AFP) – L’opposition angolaise a demandé vendredi à la Commission nationale électorale (CNE) de corriger au plus vite une série d’irrégularités afin de garantir un scrutin démocratique lors des élections générales prévues le 31 août prochain.

« Nous appelons la CNE à prendre les décisions nécessaires pour corriger ces anomalies afin d’assurer que le processus électoral soit véritablement libre, juste et transparent », a annoncé Abel Chivukuvuku, le président de la Coalition ample de sauvetage de l’Angola (Casa), à l’issue d’une rencontre avec la CNE. « Il y a une incertitude sur le nombre de électeurs, la CNE ne sait pas préciser les modalités du vote anticipé et à l’étranger, ni la date de publication des listes électorales », a détaillé le président du parti d’opposition créé en mars dernier.

La veille, l’Union nationale pour l’indépendance de l’Angola (Unita), le principal parti d’opposition, avait lancé un même appel à la CNE, rappelant qu’il attend toujours le résultat de l’audit du fichier national des électeurs. L’Unita a critiqué notamment le choix de l’entreprise espagnole Indra pour produire le matériel de vote. « Indra est la société qui en 2008 a imprimé 26 millions de bulletins de vote pour l’Angola, comme on peut le lire sur son site internet, quand la CNE en avait commandé seulement 10 millions. Où sont allés les 16 millions de bulletins en trop? », avait pointé Isaias Samakuva, le président de l’Unita, lors d’une conférence de presse au siège du parti.

Sollicitée par l’AFP, la porte-parole de la CNE, Julia Ferreira, n’était pas disponible vendredi pour apporter une réponse. « La CNE, organe indépendant et composé de représentants de tous les partis, a des difficultés mais elle va les résoudre », a commenté Rui Luis Falcão Pinto de Andrade, le porte-parole du Mouvement populaire pour l’indépendance de l’Angola (MPLA), le parti au pouvoir, interrogé par l’AFP.

Des jeunes, à l’origine de manifestations contre le pouvoir depuis mars 2011, ont appellé à un rassemblement samedi pour demander l’annulation de la candidature d’un membre du MPLA, condamné par la justice et donc théoriquement inéligible. Les élections générales du 31 août prochain seront seulement les troisièmes en Angola depuis  l’indépendance du pays en 1975. Lors du dernier scrutin en 2008, le MPLA du président José Eduardo Dos Santos avait recueilli plus de 80% des suffrages contre 10% pour l’Unita.

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