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Société

Offensive de l’Eglise catholique contre la sorcellerie

Le message du monde catholique angolais va-t-il porter ?

Les représentants de l’Eglise catholique en Angola viennent de déclarer la guerre à la sorcellerie.

Une pratique qui conduit à des dérives et parfois à des décès. Problème : le recours aux sorciers pour résoudre des problèmes est une tradition en Angola.

Illustration : l’église Notre-Dame des Remèdes dans le centre de Luanda.

Plus de détails avec la dépêche de l’AFP :

L’Eglise catholique angolaise a condamné mercredi le développement des pratiques de sorcellerie dans le pays, dénonçant un vide juridique, alors que ces coutumes conduisent parfois jusqu’à commettre des meurtres.

« Le problème de la sorcellerie prend des proportions inquiétantes, il touche de plus en plus de fidèles, il détruit les liens familiaux et affecte les relations entre les personnes », a souligné Francisco Viti, archevêque de Huambo, au cours d’une conférence de presse de la Conférence épiscopale d’Angola et Sao Tomé (CEAST), qui représente le monde catholique en Angola. « La sorcellerie va même parfois jusqu’à perturber l’ordre public, en permettant les règlements de comptes afin de se faire justice soi-même », a ajouté le prélat.

« Il existe un vide juridique concernant les pratiques de sorcellerie, qui ne constituent pas un délit mais ont pourtant des conséquences, il y a des assassinats, des violences, des actes de diffamation et de calomnie », a expliqué José Manuel Imbamba, le porte-parole de la CEAST. « C’est un problème chronique en Angola mais que personne n’a le courage d’affronter », a-t-il ajouté, pointant l’incompatibilité entre la foi chrétienne et la croyance en des forces surnaturelles. « Nous devons la combattre car elle entraîne une paralysie sociale et entrave le développement des personnes », a encore affirmé le porte-parole de la Conférence épiscopale.

En Angola, nombre de personnes recourent à un sorcier, qu’elles imaginent doté de pouvoirs supérieurs, pour résoudre un problème de santé, de voisinage, de famille ou encore pour prendre une décision. »Ces croyances sont très répandues dans la société angolaise et présentes dans toutes les classes sociales », note José Evaristo Abias, pasteur et professeur à l’Institut supérieur de théologie évangélique de Lubango.

« Elles font partie de la culture et de la tradition, elles sont donc très difficiles à combattre », ajoute-t-il, précisant que, dans le nord du pays, elles font des victimes parmi les enfants, maltraités en cas d’accusations de sorcellerie. En Angola, ancienne colonie portugaise, la majorité de la population est catholique, près de trois Angolais sur cinq se déclarant croyants ou pratiquants.

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