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Société

Mobilisation contre les démolitions de logements à Luanda

070721-angola00Au début du mois, des habitations à la périphérie nord de Luanda ont été démolies.

Il s’agit d’un ensemble de maisons de fortune dans le quartier de Cacuaco.

Ces démolitions ont créé l’émoi car elles ont provoqué la mort de deux enfants selon les habitants.

Illustration : empruntée à SOS Habitat, habitante du quartier de Cambamba I dans le quartier de Kilamba Kiaxi.

Toute l’histoire avec la dépêche AFP :

Les démolitions de logements pratiquées par les autorités angolaises, dénoncées depuis plusieurs années par les défenseurs des droits de l’homme, ont pris une tournure dramatique avec le décès la semaine dernière à Luanda de deux enfants dont les parents étaient absents lorsque les bulldozers sont arrivés, a-t-on appris jeudi auprès d’associations et d’habitants.

« Le 1er février vers 5 heures du matin d’importantes forces militaires et de police accompagnées d’hélicoptères ont encerclé le quartier et sommé la population de partir », a expliqué à l’AFP Mateus Virgilio Mukito, 54 ans, un des habitants du quartier de Cacuaco, dans le nord de Luanda. « Deux enfants, dont les parents étaient déjà partis travailler et qui ont tenté de fuir les bulldozers, sont décédés en tombant dans un fossé », a ajouté l’habitant expulsé, précisant que le quartier abritait près de 5 000 familles.

« Ces démolitions violent les droits de l’homme garantis par la Constitution angolaise et par les traités et conventions internationaux, pourtant signés par lAngola », a commenté lassociation angolaise SOS Habitat de défense du droit à l’habitat. Depuis plusieurs années, SOS Habitat dénonce les démolitions pratiquées par les autorités angolaises, les intimidations dont sont victimes les familles ainsi que l’absence de solutions de relogement pérennes et organisées.

Dans des déclarations à la presse angolaise, l’administratrice municipale Rosa Janota dos Santos a justifié les démolitions par un projet national de développement de structures touristiques, incluant la zone de Cacuaco. Elle a également assuré que les autorités locales travaillaient au relogement des habitants expulsés. Sollicitée par l’AFP, la direction de la police de Luanda n’a pas donné suite.

En juin 2012, Habitat international coalition (HIC), un réseau d’associations de défense du droit à l’habitat et à la justice sociale, avait dénoncé plus de 250 expulsions forcées dans la ville de Lubango, dans le sud
de lAngola. En 2010, l’Association construisons des communautés (ACC) s’était déjà élevée contre l’expulsion de plus de 7 000 familles en raison d’un projet routier.

La capitale de l’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique derrière le Nigeria, a connu une forte croissance ces dernières années, comptant aujourd’hui environ 5 millions d’habitants. Malgré les nombreux projets de villes nouvelles lancés par le gouvernement, le nombre de logements reste insuffisant, ce qui conduit les habitants à s’installer sur des terrains encore libres en périphérie de la ville.

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