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Diplomatie, International, Société

Amnesty International s’oppose à l’extradition d’anciens militaires congolais

Une carte de Kamako (point noir), à la frontière avec l’Angola.

Les appels d’associations en faveur des anciens militaires congolais se multiplient.

Il y avait eu celui de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme en janvier.

Hier, Amnesty International a également pris position sur le sujet.

Illustration : empruntée à Radiookapi.net.

Toute l’histoire ici :

Amnesty International a dénoncé les conditions de détention de neuf anciens militaires congolais arrêtés à Cabinda et s’est opposé à leur extradition vers la République démocratique du Congo par l’Angola, dans un communiqué consulté vendredi.

« Il semble y avoir de graves et d’alarmantes irrégularités dans la procédure menée par les autorités angolaises lors de la détention et de l’inculpation de ces hommes », a souligné Noel Kututwa, directeur pour l’Afrique Australe d’Amnesty International, dans un communiqué. « Ces hommes ne doivent pas être renvoyés en République démocratique du Congo où ils risquent d’être torturés ou même exécutés », a-t-il ajouté, appelant au respect des droits de l’homme garantis par les traités internationaux comme la constitution angolaise.

Ces anciens militaires congolais, accusés de préparer une opération pour déstabiliser le gouvernement de Joseph Kabila à Kinshasa, ont été arrêtés le 22 novembre 2012 dans l’enclave angolaise du Cabinda. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, ils ont été détenus et maintenus au secret pendant un mois, passés à tabac et n’ont eu accès à leur famille et à un avocat qu’à partir du 22 décembre.

« Ces accusations de torture portées par les militaires doivent faire l’objet d’une investigation et être suivies de sanctions si elles se
confirment », a estimé M. Kututwa, après un appel identique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) le 3 janvier. Selon les associations, les neuf hommes sont d’anciens militaires du régime de Mobutu qui avaient trouvé refuge au Cabinda après la chute du régime pour éviter des représailles. Ne bénéficiant ni de permis de résidence ni du droit d’asile, ils sont en situation irrégulière à Cabinda.

Historiquement bonnes, les relations entre l’Angola de José Eduardo dos Santos et la RDC de Joseph Kabila se sont dégradées ces dernières années en raison de conflits à la frontière entre les deux pays sur la présence d’immigrés congolais illégaux en Angola et l’exploitation des richesses minières et pétrolières. Depuis la reprise de la rébellion du mouvement M23 dans l’est de la RDC, l’Angola a affirmé son soutien au gouvernement Kabila plaidant pour une résolution pacifique du conflit et excluant –officiellement– d’envoyer des contingents sur place.

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