//
Politique

Nouveau signe d’ouverture des séparatistes du Cabinda

imagesLe mouvement indépendantiste du Cabinda réaffirme sa volonté d’arrêter la violence.

Il l’a fait savoir via un manifeste citoyen qui doit être publié dans les prochains jours.

Les détails avec la dépêche AFP :

Le Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec) a indiqué mardi vouloir abandonner définitivement les armes pour négocier un statut d’autonomie avec le gouvernement angolais, afin de mettre un terme à un conflit vieux de près de quarante ans.

« Il faut faire des concessions à nos ennemis d’hier, aujourd’hui adversaires », pour négocier, souligne le vice-président du mouvement, Kitembo Anny Antonio da Silva, dans un « Manifeste citoyen du peuple Cabindais » dont l’AFP a eu une copie.

« Par cette nouvelle vision, nous pensons privilégier le dialogue dynamique et rationnel, gage d’un climat apaisé durable », affirme encore le Flec, qui appelle le gouvernement à entamer des négociations en vue d’une résolution pacifique du conflit. « Le Flec a besoin de reconnaître la souveraineté de l’Angola et le gouvernement angolais doit voir le Flec comme un partenaire pour la paix », a précisé par téléphone à l’AFP Osvaldo Franque Buela, le porte-parole du mouvement.

« Le Cabinda peut exister dans un grand ensemble angolais sans pour autant renier son identité », a encore affirmé le porte-parole, appelant à une « autonomie négociée » de la province. « Il y a toujours des violences et des violations des droits de l’homme à Cabinda mais nous devons y gagner un espace politique par le dialogue pour redonner espoir aux habitants », a aussi affirmé M. Buela. Le Flec avait déjà fait part de sa volonté de négocier en avril 2012 en envoyant une lettre, signée du président et chef historique du mouvement Nzita Tiago, au gouvernement angolais, mais cette  missive est jusqu’à présent restée sans réponse.

L’enclave de Cabinda, coincée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville sur l’océan Atlantique, est le théâtre de troubles séparatistes depuis son annexion par l’Angola après l’indépendance de cette ancienne colonie portugaise en 1975. Un « accord de paix » a été signé en 2006 entre Luanda et Antonio Bento Bembe, le dirigeant d’une des branches du Flec, mais il a été dénoncé par d’autres factions du mouvement indépendantiste –dont celle de Nzita Tiago–, des membres de la société civile et des églises.

Depuis, les séparatistes continuent leur action malgré leurs divisions internes. Leur dernier coup d’éclat remonte au 8 janvier 2010 avec le mitraillage d’un bus de l’équipe de football du Togo, lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Il avait fait deux morts. De son côté, le gouvernement angolais maintient sa présence militaire dans l’enclave. Des associations dénoncent régulièrement des cas de torture et de violation des droits de l’homme. L’enclave de Cabinda produit 60% du pétrole de l’Angola, deuxième producteur d’Afrique derrière le Nigeria, mais la majorité de ses 400 000 habitants vit dans la pauvreté.

Publicités

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :