//
Economie, International

Forte croissance de l’Angola mais trop faible investissement

ao-angola-economic-update-angola-s-economic-recovery-and-challenges-ahead-862x531

Les résultats économiques de l’Angola font l’objet de beaucoup d’analyses.

Après les prévisions du Fonds monétaire international en début d’année, c’est la Banque Mondiale qui a présenté un rapport hier.

Le document fait le point sur la situation de l’économie angolaise, soulignant sa forte reprise depuis 2008.

Mais il met aussi en avant de nombreux risques et défis à relever, notamment celui de l’investissement.

Illustration : empruntée à la Banque Mondiale, © wilsonbentos.

Le compte-rendu ici :

L’Angola jouit d’une forte croissance mais le taux d’investissement est trop faible, ce qui rend difficile la diversification de l’économie du pays, a estimé la Banque Mondiale dans un rapport présenté jeudi à Luanda. « Le pays connaît une forte reprise économique après plusieurs années de croissance lente en raison de la crise financière mondiale », s’est réjouie l’institution internationale, dans un communiqué présentant son rapport économique 2013 sur l’Angola.

« En dépit de cela, le faible niveau d’investissement constitue une préoccupation de long terme », a ajouté la Banque, soulignant que le taux d’investissement est de 13% du PIB en Angola, largement inférieur à la moyenne sur trois ans de l’Afrique subsaharienne, située à 24%. « L’investissement public représente environ 10% du PIB et le privé autour de 3% contre 13% en moyenne en Afrique subsaharienne », a-t-elle détaillé. Cela explique les difficultés à diversifier l’économie pour réduire sa dépendance au pétrole et construire un secteur privé non-pétrolier solide. Celui-ci comprend aujourd’hui de très grandes et de très petites entreprises, mais pas de sociétés de taille moyenne.

« Malgré le rapide essor du secteur bancaire ces vingt dernières années, les défaillances des systèmes financiers et le manque d’information fiable engendrent des problèmes dans l’attribution du crédit ce qui, en dernier ressort, diminue l’efficacité et la compétitivité de l’économie », a jugé la Banque mondiale. Soulignant les progrès réalisés par les autorités angolaises dans le domaine de la transparence et la bonne gestion des finances publiques, elle les a appelées à poursuivre leurs efforts.

« A moyen terme, rééquilibrer la composition des dépenses publiques, en diminuant les dépenses courantes pour augmenter les sorties de capitaux, permettrait de limiter l’encombrement des infrastructures et de développer les industries non-pétrolières », a pointé son rapport. « On estime que le coût des subventions au carburant est parmi le plus élevé en Afrique subsaharienne, représentant 5% du PIB en 2012, soit la moitié de toutes les dépenses publiques de capital », a enfin observé la Banque.

L’Angola a affiché un taux de croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 8,1% en 2012, selon la Banque mondiale, qui table sur 7,2% en 2013 et 7,5% en 2014. Le pays, deuxième producteur de pétrole d’Afrique derrière le Nigeria, affiche un taux de croissance moyen de 10% sur la dernière décennie. Mais la majorité de sa population vit dans une grande pauvreté.

Publicités

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :