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Economie, International

L’Angola relance la prospection de diamants

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Luanda organise jusqu’à ce soir une conférence internationale sur le diamant.

L’événement a lieu à l’occasion des 100 ans de la première découverte d’une pierre précieuse dans le pays.

Invités des quatre coins du monde, discours du vice-président angolais, débats sur l’avenir de cette industrie et visite de la ville.

Et la signature hier d’un accord entre l’Angola et la Russie.

Illustration : le logo de la conférence.

Les détails avec la dépêche AFP :

Luanda et Moscou devaient signer jeudi un accord visant à créer une société commune pour lancer une vaste campagne de prospection de diamants en Angola, a-t-on appris en marge d’une conférence spécialisée à Luanda. « Nous sommes engagés dans un grand programme de relance des mines à l’arrêt (…) et nous continuons les activités de prospection afin de découvrir de nouvelles réserves », a indiqué Antonio Carlos Sumbula, président de la société nationale angolaise de diamants, Endiama, à l’ouverture de la conférence.

« C’est dans ce contexte qu’aujourd’hui (jeudi) nous allons signer un accord avec la société (russe) Alrosa pour lancer une vaste campagne de prospection », a-t-il ajouté, précisant que 55% du territoire angolais n’avait pas encore été exploré. L’Angola, qui est déjà le cinquième producteur mondial de diamants et disposerait d’importantes réserves, souhaite développer le secteur en partenariat avec les géants du secteur, dont le russe Alrosa, l’anglo-australien Rio Tinto ou encore le sud-africain De Beers.

Avec la construction de nouvelles infrastructures dans le pays, les coûts de production se sont beaucoup réduits, a souligné M. Sumbula. « Et surtout, les entreprises privées peuvent désormais être majoritaires au capital des sociétés d’exploitation », a souligné le patron d’Endiama. « Le gouvernement angolais attribue au secteur diamantifère une importance capitale dans la stratégie de développement économique et social du pays », a affirmé Manuel Vicente, le vice-président angolais dans son intervention.

Soulignant que le secteur devait contribuer à la création de richesses et à la diversification de l’économie du pays, il a mis en avant la nécessité d’une production répondant aux exigences du processus de Kimberley –le certificateur mondial– et appelé à la fin des exploitations illégales. La production de diamants, concentrée dans le nord du pays à la frontière avec la République démocratique du Congo, a créé des tensions entre les sociétés diamantifères et les chercheurs individuels, angolais ou immigrés venant de la RDC.

La société civile et les associations de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement les violences perpétrées contre ces personnes et les populations locales, alors que les futures prospections risquent de causer des dommages environnementaux. L’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique derrière le Nigeria, affiche un taux de croissance moyen de 10 % sur la dernière décennie. Mais la majorité de sa population vit dans une grande pauvreté.

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