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Société

La société civile dénonce des violences policières croissantes

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Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux fait des remous.

Elle montre des policiers et des pompiers passer à tabac des détenus dans une prison de Luanda.

Ces actes, conjugués à la poursuite d’autres violences comme les démolitions de maisons, ont conduit les associations à prendre la parole.

Illustration : déploiement policier lors d’une manifestation en mai 2013.

Les explications avec la dépêche de l’AFP :

Une vingtaine d’associations angolaises de défense des droits de l’homme ont dénoncé mercredi à Luanda des violences croissantes depuis le début de l’année commises par les forces de police contre la population.

« Ces derniers mois, nous avons assisté en Angola à un niveau élevé de violences policières contre des manifestations pacifiques, des vendeuses à la sauvette, des journalistes, des activistes et défenseurs des droits de l’homme », ont indiqué les associations dans un communiqué à l’AFP. Le collectif réagissait notamment à la large diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant le passage à tabac de prisonniers par des policiers et des pompiers dans une prison de la capitale, Luanda. Le communiqué critique le traitement « inhumain et cruel » réservé aux détenus dans les prisons.

« C’est la police, qui devrait nous protéger, qui commet les pires actes, nous devons faire baisser cette pression policière », a déclaré Angelo Kapwatcha, du Forum régional pour le développement universitaire, une association de Huambo, dans le sud du pays. « Notre système politique de gouvernance a été construit sur la violence et sur l’exclusion des personnes pauvres et différentes, c’est à cela qu’il faut s’attaquer », a souligné Elias Isaac, de l’association Open Society.

Condamnant des actes violant la constitution angolaise et les normes internationales, le ministère de l’Intérieur avait annoncé avoir lancé une enquête pour faire la lumière sur les faits et établir les responsabilités des auteurs présumés des violences. Le collectif associatif, appelé groupe de travail pour le contrôle des droits de l’homme en Angola, réunit une vingtaine d’associations présentes sur l’ensemble du territoire angolais et agissant dans des domaines divers, comme le droit à la terre, le développement agricole, la lutte contre les inégalités.

La société civile angolaise et les organisations internationales dénoncent régulièrement les violences policières en Angola, un pays en pleine reconstruction depuis la fin de la guerre civile en 2002. Deuxième producteur de pétrole du continent africain, l’Angola enregistre de forts taux de croissance mais la majorité de sa population vit dans la pauvreté. Le pays est gouverné depuis presque 34 ans d’une main très ferme par le président Jose Edouardo Dos Santos, qui a remporté en août 2012 les élections générales, les troisièmes seulement organisées depuis l’indépendance de 1975.

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