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Justice, Presse

Trois journalistes brièvement détenus après une manifestation interdite

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L’information remonte à ce week-end et elle fait suite à la manifestation de jeunes de jeudi dernier.

Trois journalistes angolais qui tentaient de discuter avec les jeunes ont été arrêtés et détenus quelques heures, avant d’être finalement relâchés.

Illustration : Rafael Marques l’un des journalistes interpellés.

Les détails ici avec la dépêche AFP :

Trois journalistes angolais ont été brièvement détenus vendredi à  Luanda alors qu’ils s’entretenaient avec les organisateurs d’une manifestation interdite par le pouvoir, a-t-on appris samedi auprès de l’un des journalistes.

« Nous discutions dans la rue avec les jeunes qui venaient juste d’être libérés par le tribunal après leur interpellation par la police jeudi, quand plusieurs véhicules des forces de l’ordre nous ont encerclés et nous ont arrêtés », a raconté à l’AFP, le journaliste et activiste anti-corruption Rafael Marques. « Outre les deux journalistes qui étaient avec moi, la police a également interpellé les sept jeunes à peine relâchés par la justice, sans donner aucune raison », a ajouté Rafael Marques, affirmant avoir été violenté.

« La police nous a laissé partir au bout de cinq heures mais les jeunes sont eux toujours emprisonnés, en violation totale de la décision de justice rendue », a dénoncé M. Marques, qui était accompagné de deux journalistes indépendants, dont l’un travaille notamment pour Voice of America (VoA). Sollicités à plusieurs reprises samedi par l’AFP, des représentants de la police nationale n’ont pas souhaité s’exprimer ou n’étaient pas joignables.

Jeudi, des activistes de la société civile avaient appelé à une manifestation à Luanda pour protester contre les injustices sociales et « l’autoritarisme » du régime du président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 34 ans et réélu pour cinq ans en août 2012. Le rassemblement a été finalement interdit par les autorités, et seuls quelques jeunes manifestants ont répondu à l’appel. Sept d’entre eux ont été interpellés, selon les chiffres communiqués par la police vendredi à la presse angolaise.

Lancées en mars 2011 pour demander le départ du président angolais, les manifestations de jeunes, à l’initiative d’une groupe appelé « Mouvement révolutionnaire angolais », se sont multipliées l’an dernier avant les élections générales d’août et elles se poursuivent épisodiquement depuis, le plus souvent réprimées par la police. Sorti d’une violente guerre civile en 2002, l’Angola, deuxième producteur de pétrole du continent derrière le Nigeria, connaît une forte croissance économique mais la majorité de sa population vit dans une grande pauvreté.

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