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Politique, Société

Les musulmans doutent des déclarations officielles favorables à l’islam

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La communauté musulmane angolaise est toujours en émoi.

Et cela malgré les déclarations officielles rassurantes de mardi assurant qu’il n’est pas question d’interdire l’islam en Angola.

Illustration : une mosquée dans le quartier de Viana à la périphérie de Luanda.

La réaction des musulmans avec la dépêche AFP :

Le représentant de la communauté musulmane en Angola a mis en  doute mercredi la portée de déclarations officielles niant toute  interdiction de l’islam dans le pays, comme l’avaient indiqué des informations de presse.

« Le gouvernement dit quelque chose, mais sur le terrain il agit différemment car, les mosquées continuent à être fermées », a déclaré à l’AFP, le représentant de la communauté musulmane en Angola.

« Il y a déjà deux mois que notre mosquée a dû fermer ses portes sous la pression des autorités locales et depuis, chacun prie chez soi », a expliqué Eduardo Kabeia, 65 ans, responsable de la communauté de Saurimo dans la province de Lunda Sul, au nord du pays. D’autres fermetures sont intervenues dans les provinces de Lunda Norte et Zaire (nord), et d’autres dans celles de Huambo, Huila et Moxico (sud et est), selon la communauté musulmane.

« Il y a quelques jours, l’une de mes filles a été importunée en sortant acheter du pain parce qu’elle était voilée, je crains que ne se  développe une certaine islamophobie », a souligné Angelico Bernardo da Costa, un Angolais musulman de 36 ans, vivant à  Luanda. En début de semaine, la presse locale avait annoncé que l’Angola avait interdit l’islam citant des déclarations de sa ministre de la Culture portant sur une liste de congrégations religieuses — comptant une communauté musulmane — dont la demande de légalisation venait d’être rejetée.

« Il n’y a pas en Angola une guerre contre la religion musulmane ni contre aucune autre religion », avait démenti Manuel Fernando, directeur de l’Institut national sur les affaires religieuses, une institution du ministère de la Culture. Pour beaucoup d’observateurs, dont Alex Vines de l’institut londonien Chatham House, cette affaire illustre les défaillances de la communication gouvernementale et pourrait se solder par une radicalisation des musulmans et un retrait des investisseurs turcs, indonésiens et des pays du Golfe.

Les musulmans, originaires d’Afrique de l’Ouest ou Angolais convertis, seraient plusieurs centaines de milliers en Angola sur une population de quelque 20 millions d’habitants, selon le représentant de la communauté, un chiffre non confirmé par les autorités angolaises.

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