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Economie, International

Le pétrolier grec a simulé sa disparition selon la marine angolaise

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Le pétrolier grec disparu a été retrouvé au Nigéria.

C’est la marine angolaise qui a donné l’information hier.

Cette dernière affirme qu’il n’y a pas eu acte de piraterie, le bateau ayant simulé sa séquestration.

Ce n’est pas l’avis de l’armateur qui sur son site internet parle d’une attaque de pirates.

Elle se serait soldée par le vol d’une grande partie de la cargaison du bateau.

Image d’illustration empruntée à AP.

Les explications de la marine angolaise avec la dépêche AFP : 

Un pétrolier grec disparu depuis une semaine au large de Luanda a simulé sa séquestration et a été localisé dans les eaux nigérianes, a indiqué dimanche la marine angolaise, rejetant la thèse d’un acte de piraterie comme l’avançait l’armateur. « Il n’y a pas eu de séquestration du navire mais une simulation de séquestration et nous savons que le Kerala se trouve maintenant avec un remorqueur appelé Gare au Nigeria », a déclaré à l’AFP, Augusto Alfredo, le porte-parole de la marine angolaise.

« Le 18 janvier, le pétrolier grec Kerala se trouvait à l’entrée de la baie de Luanda quand il a été approché par le remorqueur Gare. Il a alors coupé son système de communication et suivi le remorqueur jusqu’au Nigeria », a ajouté le porte-parole de la Marine. « Ce remorqueur est une réplique d’un autre navire qui a commis des actes de piraterie l’an passé au Gabon mais qui a été immobilisé au Nigéria », a encore indiqué le capitaine Alfredo.

Le pétrolier M/T Kerala, propriété de l’armateur grec Dynacom Tankers Management, battant pavillon libérien et avec à son bord 27 hommes d’équipage de nationalités indienne et philippine, avait disparu au large des côtes angolaises depuis plus d’une semaine. « On soupçonne que des pirates ont pris le contrôle du navire, mais ce n’est pas encore confirmé », avait indiqué dans un communiqué la compagnie Dynacom Tankers Management basée à Athènes.

Le Kerala transportait une cargaison de diesel appartenant à Sonangol Shipping, une filiale de la compagnie nationale angolaise de pétrole, Sonangol, avait indiqué cette dernière. Selon la marine, le M/T Kerala travaillait pour le compte de Sonangol depuis 2009 et son contrat allait s’achever le 12 février prochain. « Sonangol et l’Etat angolais vont maintenant travailler pour récupérer la cargaison et établir ce qu’il s’est précisément passé », a souligné M. Alfredo.

L’agence de sécurité maritime Dryad Maritime, comme de nombreux observateurs angolais, avaient mis en garde contre un possible signe d’une extension des activités de piraterie qui ont lieu dans le Golfe de Guinée et qui impliquent des groupes criminels nigérians. « Il n’y a pas d’actes de piraterie dans les eaux angolaises », a assuré le porte-parole de la marine angolaise. Sorti dévasté d’une violente guerre civile en 2002, l’Angola, depuis le retour de la paix, connaît une forte croissance, grâce à ses importantes ressources pétrolières. Il est le deuxième producteur d’or noir du continent africain derrière le Nigeria.

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