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Diplomatie, International

Les Etats-Unis saluent le soutien de l’Angola à la Centrafrique

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Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, est reparti à la mi-journée de Luanda.

Il était arrivé dimanche pour une visite de 24 heures, après être passé par l’Ethiopie et la République démocratique du Congo.

Hier, le chef de la diplomatie américaine a visité le port et rencontré la société civile.

Aujourd’hui, il s’est entretenu avec son homologue angolais, Georges Chikoty, puis avec le président dos Santos.

Développement des relations bilatérales, action de l’Angola dans la résolution de différents conflits sur le continent et situation au Soudan du Sud, ce sont les principaux sujets qui ont été abordés.

Illustration : empruntée à REUTERS, Jacquelyn Martin

Un aperçu des discussions avec la dépêche AFP :

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a salué lundi l’engagement de l’Angola pour stabiliser la Centrafrique, se félicitant à l’avance des initiatives de la diplomatie angolaise et de l' »assistance supplémentaire » que Luanda doit apporter au pays. « Le président (angolais Eduardo) dos Santos nous a assuré qu’il entendait rester très mobilisé sur la Centrafrique et qu’il organiserait bientôt des rencontres afin d’obtenir des avancées sur ce dossier », a déclaré le secrétaire d’Etat américain avant de quitter Luanda, dernière étape de sa tournée africaine. »Il va s’engager avec les autres chefs d’Etat de la région et apporter une assistance supplémentaire, comme nous allons le faire », a ajouté le chef de la diplomatie américaine, sans mentionner si cette aide complémentaire inclurait l’envoi de troupes.

« Je pense que l’Angola est prêt à (…) jouer un rôle de premier plan afin d’amener les dirigeants (centrafricains) à faire baisser le niveau de violence et protéger la population », a-t-il souligné, à l’issue d’un entretien dans la matinée avec le président angolais José Eduardo dos Santos. En décembre, le président américain Barack Obama avait annoncé le déblocage de 60 millions de dollars supplémentaires d’aide militaire pour l’opération des forces étrangères en République centrafricaine, portant à 100 millions de dollars la contribution américaine. En mars, l’Angola a annoncé l’octroi d’une aide de 10 millions de dollars au pays pour soutenir le fonctionnement du gouvernement de transition et répondre à la crise humanitaire en cours, après une visite à Luanda de la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza.

Mais jusqu’à présent l’Angola, sorti dévasté d’une violente guerre civile en 2002, a toujours catégoriquement refusé d’envoyer des effectifs militaires à l’étranger. La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka. L’Union africaine a décidé de porter sa force en Centrafrique (Misca) à 6.000 hommes, contre 3.600 initialement prévus. Actuellement, la Misca compte quelque 5.000 hommes, soutenus par 2.000 soldats français.

Puis une brève analyse des enjeux de cette visite diffusée sur RFI :

En finissant sa tournée africaine par l’Angola, John Kerry semble avoir conservé le plus facile pour la fin. Depuis 20 ans, les États-Unis et l’Angola entretiennent d’importantes relations diplomatiques. Washington est le deuxième partenaire économique de Luanda, derrière la Chine ; l’Angola est pour les Américains un allié stable et en plein essor sur le continent africain. Dans ce contexte, la visite du secrétaire d’État Kerry a un double objectif : renforcer les investissements américains en Angola mais aussi féliciter Luanda, qui préside la conférence des pays des Grands Lacs, pour son rôle dans la résolution des conflits régionaux.

Mais les États-Unis restent prudents. La Chine et les autres pays émergents, dont le Brésil, attirent de plus en plus Luanda. Et les récentes découvertes d’or noir sur le territoire américain vont avoir pour conséquence une réduction des échanges avec l’Angola. Sans compter que la situation politique et sociale angolaise, avec un président au pouvoir depuis 35 ans et des droits de l’homme régulièrement bafoués, est un casse-tête pour les Américains. À trois mois du sommet Etats-Unis-Afrique, la venue de John Kerry à Luanda est donc aussi un moyen de vérifier la solidité de son soutien angolais.

 

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