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Justice

Un activiste anti-corruption poursuivi par 7 généraux

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Le procès de Rafael Marques de Morais doit débuter lundi prochain à Luanda.

Le journaliste et activiste anti-corruption anime le site Maka Angola.

Il y publie des articles dans lesquels il dénonce les actes de corruption et de violence commis par des membres du pouvoir angolais.

L’affaire pour laquelle il est jugé est ancienne et est liée à l’exploration des diamants.

Les détails avec la dépêche AFP :

La justice angolaise doit examiner lundi prochain une plainte pour dénonciation calomnieuse déposée par sept généraux contre le journaliste et activiste anti-corruption Rafael Marques de Morais, a-t-on appris à Luanda. « Je n’espère rien du procès qui va s’ouvrir le 15 décembre car le système judiciaire en Angola est dépendant du pouvoir politique », a déclaré à l’AFP Rafael Marques de Morais, qui risque jusqu’à deux ans de prison.

La plainte émane de sept généraux des Forces armées angolaises, dont Manuel Hélder Vieira Dias Júnior dit « Kopelipa », ministre d’Etat et chef de la Maison Militaire du président de la République, José Eduardo dos Santos. Les généraux contestent les accusations de violations des droits de l’homme portées par le journaliste et demandent une indemnisation d’un montant de 1,2 million de dollars.

Cette affaire a commencé avec la publication en 2011 au Portugal du livre « Les Diamants du Sang: Torture et Corruption en Angola » dans lequel Rafael Marques de Morais dénonce les « crimes contre l’humanité » cautionnés par les généraux dans la région minière des Lundas au nord-est de l’Angola. Le journaliste y décrit les tortures quotidiennes et les homicides commis contre la population locale par les entreprises d’extraction de diamants ou par leur société de sécurité, détenues par les généraux. La Société minière du Cuango et ITM-Mining sont notamment visées, ainsi que Teleservice en tant que société de sécurité contractée par les deux premières.

Fin 2012, les généraux avaient déjà déposé une plainte devant la justice portugaise contre le journaliste et sa maison d’édition, Tinta da China, pour diffamation. La justice portugaise avait classé le dossier début 2013 estimant que la publication du livre relevait de l’exercice de la liberté d’expression et d’information. Rafael Marques dénonce depuis 2004 les abus commis dans le cadre de l’extraction minière dans la région des Lundas, et surtout dans les municipalités de Cuango et Xé-Muteba. Son ouvrage fait état de plus de 500 cas de tortures et de 100 meurtres commis sur une période de 18 mois dans ces deux municipalités.

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