//
Politique, Société

Des ONG dénoncent les pressions sur les défenseurs des droits

P1050516

Le rapport est publié aujourd’hui et s’intitule « Ils veulent nous maintenir vulnérables ».

Il a été rédigé par la Fédération internationale des droits de l’homme et l’Association Justice, Paix et Démocratie, une organisation angolaise.

Le document dénonce les pressions, intimidations et l’acharnement judiciaire et administratif à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes.

Illustration : une manifestation dispersée par la police à Luanda en 2013.

Les détails avec la dépêche AFP :

Les activistes des droits de l’homme et les journalistes subissent une pression croissante de la part du régime du président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de 35 ans en Angola, a dénoncé jeudi la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). « Cette situation doit cesser et les autorités angolaises doivent accepter les voix dissidentes », déclare la FIDH qui, avec l’association angolaise Justice, Paix et démocratie (AJPD), publie un rapport accusant le régime angolais d’acharnement judiciaire et administratif, d’intimidations et de menaces. Les deux organisations reprochent au pouvoir de maintenir volontairement ses opposants dans une situation de vulnérabilité.

La publication de ce rapport intervient avant l’ouverture mardi du procès du journaliste et activiste anti-corruption angolais Rafael Marques, poursuivi par des généraux pour diffamation après la publication d’un livre dénonçant les tortures et violences commises dans les régions diamantifères. « Les irrégularités de procédure observées depuis l’inculpation de Rafael Marques en janvier 2013 montrent clairement qu’il ne bénéficiera pas d’un procès équitable », soulignent les deux organisations, y voyant une preuve supplémentaire de la volonté du régime d’entraver la liberté d’expression.

Elles dénoncent également l’arrestation de deux activistes des droits de l’homme, Marcos Mavungo et l’avocat Arão Bula Tempo, à Cabinda le 14 mars dernier, quelques heures avant la convocation d’une manifestation contre la mauvaise gouvernance et pour la défense des libertés. Maintenus en prison depuis leur arrestation, ils ont été inculpés pour sédition. L’un des deux hommes, Marcos Mavungo, un ancien membre de l’association Mpalabanda, interdite par les autorités angolaises, doit être jugé ce jeudi. Plusieurs autres organisations internationales de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, ont demandé la libération immédiate des deux hommes dans un communiqué publié mardi.

Les associations s’inquiètent aussi de l’adoption d’une nouvelle loi réglementant le secteur des organisations non gouvernementales et encadrant très strictement leur action. « La loi, si elle est adoptée dans sa forme actuelle, pourrait tout simplement conduire à la fin de toute organisation indépendante des droits de l’homme en Angola », soulignent la FIDH et l’AJPD.

Advertisements

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Sur Twitter

Sur Facebook

%d blogueurs aiment cette page :