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Diplomatie

Les pays des Grands Lacs vont envoyer une délégation au Burundi

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Luanda accueillait hier un sommet extraordinaire des pays de la région des Grands Lacs.

Le menu des discussions était chargé: Burundi, RDC, République Centrafricaine et terrorisme après l’attaque au Kenya début avril.

L’Afrique du Sud, qui ne fait pas partie de l’organisation, a participé aux débats en tant que pays invité.

Le président angolais José Eduardo dos Santos a ouvert la réunion, puis les échanges se sont déroulés à huis clos.

Dans le milieu de l’après-midi le ministre des Relations Extérieures angolais, Georges Chikoty, a lu la déclaration finale.

Illustration : la photo de famille des chefs d’Etat avant l’ouverture du sommet. (Angop, Pedro Parente)

Voici les principaux points de ce texte :

Les pays des Grands Lacs, réunis en sommet extraordinaire lundi en Angola, ont annoncé l’envoi d’une délégation au Burundi et appelé à une sortie de crise afin de permettre le retour des dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui dans les pays voisins. « Une délégation de chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation va se rendre au Burundi, le plus tôt possible, pour évaluer la situation et contribuer à une résolution pacifique de la crise », ont déclaré les pays de la région dans un communiqué, précisant que l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie composeront cette délégation.

« Nous exhortons le gouvernement burundais à travailler au rétablissement rapide d’un environnement pacifié et sûr afin d’encourager le retour des réfugiés », ont ajouté les auteurs du communiqué, lu par Georges Chikoti, le ministre des Relations Extérieures de l’Angola, pays qui préside la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) depuis début 2014. Plus de 100.000 Burundais se sont réfugiés ces dernières semaines dans les pays voisins, notamment le Rwanda, la Tanzanie et la République démocratique du Congo (RDC), selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Condamnant la tentative de coup d’Etat contre le président burundais Pierre Nkurunziza et défendant sa « légitimité », les pays ont appelé au report des élections, une position qui rejoint celle prise le 13 mai par chefs d’État de la Communauté est-africaine à Dar es-Salaam. « Nous condamnons énergiquement la tentative de coup d’Etat et nous saluons la défense de l’ordre constitutionnel par les forces loyales au président de la République, dont la légitimité ne peut pas être remise en cause », a déclaré le président angolais José Eduardo dos Santos, à l’ouverture du sommet.

Pour la première fois, les dirigeants ont évoqué la menace terroriste sur le continent africain. « Je suggère que nous renforcions les moyens régionaux de lutte contre le terrorisme à travers une plus étroite collaboration entre nos agences de renseignements ainsi qu’un contrôle plus sévère de la circulation transfrontalière et de l’immigration illégale », a ajouté le président angolais. Cette déclaration intervient après l’attaque – « condamnée avec véhémence » par M. dos Santos – des islamistes somaliens shebab affiliés à Al-Qaida contre l’université de Garissa dans l’est du Kenya début avril, qui a fait 148 morts, dont 142 étudiants.

Le président angolais a par ailleurs salué la stabilisation progressive à Bangui. « En  République Centrafricaine, malgré quelques incertitudes, il y a un optimisme modéré quant à la concrétisation du processus de paix et de réconciliation nationale », a-t-il dit. Il a appelé à maintenir le soutien au gouvernement de transition dirigé par Catherine Samba-Panza. Ce dernier, appuyé par le déploiement de troupes françaises, africaines, européennes et onusiennes, tente de mettre fin aux violences entre les forces musulmanes Séléka et les milices anti-balaka, chrétiennes qui déstabilisent le pays depuis 2013.

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Discussion

Une réflexion sur “Les pays des Grands Lacs vont envoyer une délégation au Burundi

  1. C’est bien ! Mais les autorités africaines devraient condamner aussi les graves violations des constitutions qui se déroulent dans plusieurs pays du continent. Respecter les constitutions, obéir au peuple, obéir aux institutions, chercher le bien de l’ensemble de la population, voilà le fondement de la stabilité durable ! Il ne faut pas que les présidents africains se tiennent comme les dieux du pays !!! Qu’ils considèrent la population comme leur propre patrimoine !!! Ils sont les président de la population, ils ne sont propriétaires de la population.

    Publié par MAHORO | 19 mai 2015, 12:43

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