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Justice

Le journaliste Rafael Marques négocie sa relaxe

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Nouvelle audience hier dans le procès du journaliste et activiste anti-corruption Rafael Marques.

Et nouveau rebondissement, après une tentatvie d’accord à l’amiable avortée et le début des auditions.

Les deux parties semblent finalement avoir trouvé une entente qui devrait accélérer la fin du procès et se solder par une relaxe du journaliste.

Suite de l’affaire lundi avec les plaidoiries puis l’attente du verdict.

Le point sur la situation avec la dépêche AFP :

Le journaliste angolais Rafael Marques jugé depuis mars pour « dénonciation calomnieuse » s’est engagé jeudi à ne pas rééditer son livre sur des violences commises dans une région de mines de diamants, ouvrant la voie à une relaxe, selon son avocat. « Les explications fournies par Rafael Marques ont permis d’aboutir à une entente entre les deux parties qui ouvre la voie à sa relaxe et c’est ce que nous allons demander lors de la prochaine audience lundi », a déclaré jeudi à l’AFP David Mendes, l’avocat du journaliste.

Sept généraux ont porté plainte contre l’ouvrage de Marques, le plus célèbre opposant au régime du président Jose Eduardo dos Santos, intitulé « Les Diamants du Sang: Torture et Corruption en Angola », paru en 2011 au Portugal. « Je continuerai à enquêter sur la situation des droits de l’homme dans les Lundas (nord-est) et j’espère que cette fois toutes les entreprises contactées répondront à mes sollicitations », a souligné Rafael Marques. « Le livre ne sera pas réédité et c’est un acte volontaire de ma part pour faciliter le dialogue et de prochains échanges », a-t-il ajouté.

« Les représentants des entreprises et des généraux ont accepté les déclarations de Rafael Marques et déclaré qu’ils ne souhaitaient pas poursuivre le processus « , a affirmé Fernando Oliveira, l’avocat de la société ITM Mining, qui a porté plainte aux côtés des généraux. « Rafael Marques s’est engagé à retirer son livre de la circulation », a ajouté M. Oliveira, alors que le journaliste parle lui d’une non réédition de l’ouvrage, par ailleurs disponible en version électronique.

Dans ce livre, le journaliste accuse les généraux, dont un très proche du président José Eduardo dos Santos, le général Manuel Helder Vieira Dias Junior « Kopelipa », d’avoir cautionné des « crimes contre l’humanité » contre la population de la région diamantifère des Lundas. Il y dénonce des violences, tortures et homicides perpétrés par les entreprises d’extraction de diamants ou leurs sociétés de sécurité, détenues par les généraux. Ces derniers contestent ces accusations et reprochent à Marques de ne pas leur avoir donné la parole dans le livre. « Mon client a montré qu’il a essayé à tout prix de joindre les personnes incriminées, ce qui ne s’est pas produit, non par sa faute mais parce que ces dernières n’ont pas trouvé les moyens de le contacter », a répliqué l’avocat du journaliste, M. Mendes.

Fin 2012, les généraux avaient déposé une plainte devant la justice portugaise contre le journaliste et sa maison d’édition, Tinta da China, pour diffamation. Le tribunal avait classé le dossier début 2013, faute de preuves, estimant que la publication relevait de l’exercice de la liberté d’expression et d’information.

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