//
Justice, Politique

Human Rights Watch dénonce des persécutions judiciaires à Cabinda

bc0b41dc179bcb9cfbae004d64deb03c_l

La situation de deux activistes des droits de l’homme dans l’enclave de Cabinda préoccupe l’organisation internationale.

Elle dénonce des persécutions judiciaires et demande la libération d’un des deux militants, emprisonné depuis plus de trois mois.

La femme de ce dernier a été reçue par le secrétaire d’Etat aux droits de l’homme lundi pour tenter de faire avancer la situation.

Illustration : José Mavungo, photo empruntée au site de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat).

Le détail avec la dépêche AFP :

Le gouvernement angolais doit abandonner les poursuites judiciaires contre deux militants des droits de l’homme dans l’enclave de Cabinda, arrêtés le 14 mars dernier, et dont l’un est toujours en détention, a dénoncé jeudi Human Rights Watch (HRW). « José Marcos Mavungo doit être libéré immédiatement afin de recevoir des soins médicaux », a déclaré Leslie Lefkow, directrice adjointe Afrique de l’organisation, expliquant qu’il souffre de problèmes cardiaques mais a été privé d’un accès régulier à son médecin.

« Le secrétaire d’État aux droits de l’homme, Antonio Bento Bembe, a affirmé lundi, lors d’une rencontre, que cette détention était illégale. Alors pourquoi mon mari est-il toujours en prison? », a déclaré à l’AFP Adolfina Mavungo, l’épouse de l’activiste et mère de sept enfants. José Marcos Mavungo est membre de l’association Mpalabanda, interdite par les autorités angolaises et dont le nom signifie « arbre résistant au feu ».

Il a été arrêté en même temps que l’avocat Arão Bula Tempo dans l’enclave de Cabinda le 14 mars alors qu’ils tentaient d’organiser une manifestation contre la mauvaise gouvernance et pour la défense des libertés. Le juriste, président de l’ordre provincial des avocats, a été libéré le 13 mai mais pas M. Mavungo, détenu depuis plus de trois mois. Les deux hommes sont poursuivis pour crime contre la sécurité de l’État, ce qui permet aux autorités, selon HRW, d’étendre la détention provisoire à 90 jours.

L’enclave de Cabinda, riche en pétrole, est minée par des revendications séparatistes depuis son intégration par l’Angola au moment de l’indépendance en 1975. Malgré un accord de paix signé en 2006 avec l’une des branches du Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec), les séparatistes continuent leur action. Le gouvernement angolais maintient sa présence militaire dans l’enclave et des associations y dénoncent régulièrement des cas de torture et de violation des droits de l’Homme.

Advertisements

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Sur Twitter

Sur Facebook

%d blogueurs aiment cette page :